DÉFINITION DES INSTRUMENTS TRADITIONNELS DU MALOYA


ROULÈR
(ROULEUR, OULÈR)
Il s’agit d’un tambour-tonneau à une membrane dont le nom vernaculaire provient, soit du mouvement des mains de l’instrumentiste, soit du déhanchement des danseurs. Son arrivé à La Réunion remonte au XVIIIe siècle. Il était alors fabriqué par des esclaves, les seuls à s’en servir pour se distraire le soir après une dure journée de labeur.
Une peau de bœuf tannée recouvre une des deux extrémités du tonneau tronqué. Pour s’exécuter le musicien chevauche le Roulèr qui repose horizontalement sur une cale de bois nommé en créole « kal » ou « pat ». Légèrement penché vers l’avant, il frappe alternativement la peau des deux mains. En fonction de ses différentes attaques et de l’accolement de sa jambe sur la peau, le timbre des sons émis peut être modifié. Son intensité et sa sonorité grave caractéristiques lui permettent également de facilement s’imposer.

 


KAYAMB (KAVYA, KAVIR)
Il appartient à la famille des idiophones, le Kavya
C’Est un hochet, plus connu à La Réunion sous le nom de Kayamb.
Cet instrument qui proviendrait d’Afrique de l’Est s’est jadis largement répandu sur le continent des îles de l’océan Indien suite à de nombreux échanges migratoires. La caisse de résonance est un réceptacle rectangulaire d’environ 60 centimètres de longueur sur 40 de largeur et 3 d’épaisseur, fait d’un cadre de bois (aloès, latanier, sapin,…) recouvert latéralement de fleurs de canne à sucre. Dans la caisse de résonance sont habituellement enfermées des graines locales de safran marron. L’instrumentiste qui secoue le Kayamb calé entre ses deux mains fait virevolter les graines. Utilisé à des fins rythmiques,
le Kayamb est profondément ancré dans la pratique du Maloya.

 

SATY ET PIKER
Le Pikèr et le Saty sont des idiophones qui consistent en une simple cavité de résonance métallique et de bambou. Le Saty est habituellement fait d’un bidon d’huile ou de pétrole évidé d’ou sa résonance métallique et le Pikèr une percussion semblable est constituée d’un tronçon de bambou. Frappés à l’aide de baguettes en bois les percussions reposent habituellement à même le sol, Actuellement on utilise souvent des Pikèr et Saty montés sur pied. Le musicien peut aussi bien répéter inlassablement une cellule rythmique, qu’improviser un enchaînement de figures variées.


DJEMBE
 

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